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18/11/19
Saugues - 1ere vente au cadran
Le marché agricole Michel-Malige de Saugues (Haute-Loire) a rouvert ses portes, ce lundi 18 novembre. Mais, désormais, les ventes se font au cadran. Une bonne nouvelle pour les éleveurs qui y voient une revalorisation des bêtes.

Article de M. Antoine BELHASSAN, FR3 Haute-Loire, 18/11/2019
Article de M. Philippe SUC, L'Eveil de la Haute-Loire, 30/10/2019

Haute-Loire : un nouveau marché agricole aux installations innovantes ouvre ses portes à Saugues
Par Antoine Belhassen - FR3 Haute-Loire, 18/11/2019
Lien vers le site de FR3 Haute-Loire


Le marché agricole Michel-Malige de Saugues (Haute-Loire) s'est dévoilé sous son nouveau jour, ce lundi 18 novembre, à l'occasion de la reprise des ventes. Des ventes spéciales puisqu'elles se font désormais au cadran. L'organisation de ces dernières se fait maintenant aux enchères montantes tenues par un chef des ventes. Jusqu'à peu, elles étaient réalisées directement entre un vendeur et un acheteur, sans intermédiaire.

Un ordinateur central, de nouveaux matériels de contention, des informations numériques sur les bêtes... La nouvelle structure du marché couvert a nécessité près de 800 000 euros, subventionnés à hauteur de 80 % par la Région, l'Etat et le Département.

Désormais, les acheteurs n'ont plus accès aux parcs. Tous se tiennent au premier étage du marché et font monter les enchères avec un boîtier électronique. Les éleveurs, isolés dans une salle du marché, acceptent ou non les propositions.
Une foule attendue vendredi 22 novembre
Ce nouveau fonctionnement a suscité un vif intérêt des éleveurs, dès la réouverture du marché ce lundi. Piqués de curiosité, de nombreux éleveurs parmi la centaine de personnes présentes étaient venus tôt dans la matinée.

Pour beaucoup de professionnels, ces nouvelles ventes au cadran sont les bienvenues : elles permettent de revaloriser la marchandise, mais aussi le prix des bêtes, qui augmenterait de près de 5 % selon certains agriculteurs.

Beaucoup de négociants ont boudé cette première vente au cadran pour protester contre des frais supplémentaires versés au marché après chaque vente. Mais la nouvelle structure devrait faire le plein de visiteurs, vendredi 22 novembre, pour les ventes d'ovins. Chaque année, près de 32 000 moutons sont vendus au marché Michel-Malige, quatrième de France en ce qui concerne l'agneau.

 

Antoine Belhassen - FR3 Haute-Loire, 18/11/2019

Saugues : les premières ventes au cadran débuteront lundi 18 novembre
Par Philippe SUC - L'Eveil de la Haute-Loire, 30/10/2019

Lien vers l'article sur l'Eveil de la Haute-Loire

En novembre, le marché aux bestiaux de Saugues passe au cadran. Cette organisation fait figure de petite révolution dans le monde agricole.
Des animaux de Haute-Loire, Lozère, Ardèche, ou Cantal, agneaux et petits veaux, alimentent le marché aux bestiaux de Saugues. Toujours très prisé, celui-ci est toutefois moins achalandé ces dernières années. Il est donné pour être le quatrième de France en ce qui concerne l’agneau. Chaque vendredi, le marché accueille encore en moyenne 500 jeunes ovins de boucherie (jusqu’à 3.000 dans les années 90). Les lundis, c’est au tour des veaux (de moins d’un mois). Une cinquantaine par vente, destinés à l’engraissement, pour quelques-uns d’entre eux en vue d’une commercialisation vers l’Italie et l’Espagne.

Les ventes de bestiaux se feront désormais au cadran
Le bâtiment datant de 1992, créé par la commune de Saugues, va connaître une nouvelle page de son histoire. Le projet de transformer l’actuelle organisation en marché au cadran (aux enchères montantes), que d’aucuns préféreront désigner comme marché à la criée, a réclamé trois ans et demi d’étude. La commune a investi pour 800.000 euros de travaux, principalement en matériel informatique et de contention. Un investissement subventionné à hauteur de 80 % par la Région, l’État, le Département.

Une SEM pour porter le projet de marché
Pour gérer la nouvelle organisation, une Société d’économie mixte du marché au cadran a été créée. Sylvie Lebrat, adjointe au maire de Saugues, en est devenue la PDG. Cette SEM est portée par la mairie de Saugues et l’association saugaine du marché aux bestiaux (constituée d’agriculteurs, commerçants en bestiaux, autres professionnels du secteur agricole) que préside Bernard Cubizolles.
Celui-ci remarque : "L’objectif est aussi d’attirer de nouveaux éleveurs, notamment en bovins, au-delà du Puy. Des gens du Mézenc, du Cantal, de la Lozère, du sud de la Loire et du Puy-de-Dôme".

À l’avenir, il devrait se vendre à Saugues du broutard, des vaches de réforme et même des chevaux.
Sylvie Lebrat insiste : « On a surtout voulu, à travers ce projet, sauver le marché et l’économie locale qui en dépend. Les commerçants de Saugues sont parties prenantes, car ceux-ci pourraient être mis en difficulté si l’activité ne venait qu’à disparaître. » L’adjointe au maire insiste : « Pour nous, le poumon local, c’est l’agriculture. » Les porteurs du projet résument l’intérêt du futur marché aux bestiaux : « Pas de marché, pas de cotation, pas de prix ! »

Les premières ventes au cadran dès lundi 18 novembre
L’organisation du marché change, les éleveurs n’ont plus accès aux parcs. Un chef des ventes fixe la mise à prix. Quand l’éleveur amène ses animaux, les démarches d’enregistrement sont effectuées, traçabilité oblige. La qualité des bêtes (vaccination, tares…) s’affiche sur le tableau des ventes. Jusqu’ici, ces informations étaient uniquement verbales.

Les éleveurs se tiennent, durant la vente, dans un espace aménagé, au premier niveau du marché, attendant le passage de leurs lots d’animaux qui sont pris en charge par des bouviers, et conduits dans des parcs numérotés. Un chef des ventes circule dans les parcs et effectue la mise à prix. Les négociants sont équipés de boîtiers électroniques, ils font monter les enchères.
Le chef des ventes consulte par téléphone l’agriculteur, qui se tient isolé dans une petite pièce, lequel accepte ou refuse la vente. Si le lot est déclaré invendu, il peut être amené à repasser une deuxième fois.

Dans un premier temps, le marché fera appel à des prestataires extérieurs. Le chef des ventes, récemment embauché, prendra bientôt ses fonctions. Deux secrétaires et quatre bouviers à temps partiel ont été par ailleurs recrutés.
La première vente au cadran a lieu le 18 novembre pour les petits veaux. Les inscriptions d’animaux sont prises le jeudi qui précède avant 17 heures, afin d’en informer les négociants. Pour les ovins, la première vente interviendra le 29 novembre (inscriptions le mardi qui précède). Le 25 novembre sera réservé aux petits veaux et, pour la première fois, aux gros bovins. La société d’économie mixte s’assure de la solvabilité des négociants et garantit les paiements aux agriculteurs.

Philippe SUC - L'Eveil de la Haute-Loire, 30/10/2019