ACTUALITES
24/06/19
Marchés au cadran dans la Nièvre : quel est leur intérêt pour l'élevage ?
Les responsables des deux marchés au cadran de Corbigny-Sicagemac et de Moulins-Sicafome ont tenu à rappeler l’importance de leurs structures après un article du Journal du Centre sur la loi Agriculture et Alimentation.

Journal du Centre du 20/06/2019
Par Jenny Pierre

Ils voulaient réagir à notre article relatant une réunion de la FDSEA à Rouy, le 11 juin, à propos de la loi Agriculture et Alimentation. Le syndicat informait les éleveurs d’une nouveauté apportée par la loi pour les éleveurs : c’est à eux de proposer des prix et des contrats aux acheteurs, dans l’idée d’améliorer leurs revenus. La FDSEA incite les éleveurs à s’emparer de ce nouveau droit. Les responsables des marchés au cadran de la Nièvre voulaient rappeler l'importance de leurs structures pour les éleveurs.

Des cotations « réelles et représentatives »
Lors de la réunion, des doutes ont été émis sur la réelle justification de cotations souvent trop basses.
« Ils voulaient sans doute parler des cotations de la viande », réagissent Alexandre Lorré, président de la Sicagemac (marché au cadran de Corbigny) et Benoît Blandin, président de la Sicafome (marché au cadran de Moulins-Engilbert). Dans ce cas, ces deux élus, qui sont aussi des éleveurs, reconnaissent que c’est parfois flou. Mais concernant celles des marchés au cadran, les deux présidents tiennent à rappeler qu’elles sont « réelles, représentatives et transparentes ». « Chaque semaine, on reçoit les offres des éleveurs, avec le poids des animaux, leur catégorie (ndlr les animaux sont classés selon leur qualité), s’ils sont vaccinés ou non », précise Alexandre Lorré. Chaque semaine, de nouvelles cotations sont établies en fonction des animaux inscrits à la vente. En enlevant les animaux qui sortent du commun, pour ne pas influencer les cotations avec des exceptions. Du temps réel.

Les marchés au cadran, référence pour les ventes
Face à la possibilité offerte aux éleveurs de contractualiser, même si la contractualisation concerne surtout les animaux gras (alors qu’eux vendent du maigre), Alexandre Lorré et Benoît Blandin rappellent que les marchés au cadran restent incontournables. Ne serait-ce que par leurs cotations qui font référence pour toutes les ventes. Y compris celles qui ne passent pas par les marchés. Selon les deux présidents, venir voir en direct au marché les animaux et leur cotation est un avantage supplémentaire : il incite les éleveurs à améliorer leur production et tire les prix vers le haut.

Lien vers l'article sur le site du Journal du Centre

Près de la moitié des ventes réalisées via les marchés.

Lors de la réunion, était précisé que la plupart des ventes se faisait de gré à gré, le reste étant assuré par les coopératives. Les marchés au cadran ne veulent pas être oubliés. « Aujourd’hui, près de la moitié des ventes de bovins dans la Nièvre se font par les marchés au cadran », rappelle Martial Tardivon, chef des ventes de la Sicafome.